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 <title>Portail de la Sous-Traitance Internationale</title>
 <subtitle><![CDATA[Sous-traitance Internationale]]></subtitle>
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 <updated>2010-03-10T11:04:16+01:00</updated>
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  <entry>
   <title>L'ONU touchée en plein coeur par le séisme en Haïti.</title>
   <updated>2010-01-14T09:35:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ipm-france.fr/L-ONU-touchee-en-plein-coeur-par-le-seisme-en-Haiti_a220.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.ipm-france.fr/photo/imagette-1815644-2474784.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-14T09:33:00+01:00</published>
   <author><name>Pascal GAUTHIER</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le siège des Nations unies à Haïti s'est effondré lors du tremblement de terre qui a ravagé le pays mardi, tuant l'envoyé spécial tunisien Hedi Annabi. Au moins 14 employés de la mission onusienne ont également perdu la vie et environ 150 autres sont portés disparus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ipm-france.fr/photo/1815644-2474784.jpg" alt="L'ONU touchée en plein coeur par le séisme en Haïti." title="L'ONU touchée en plein coeur par le séisme en Haïti." />
     </div>
     <div>
      Le violent séisme qui a frappé Haïti mardi soir n'a pas épargné l'ONU. Le président d'Haïti René Préval a annoncé mercredi la mort du chef de l'organisation en Haïti, le Tunisien Hedi Annabi, tué dans l'effondrement du siège de la Mission de stabilisation en Haïti (Minustah). Une information que l'ONU a pour l'instant refusé de confirmer.       <br />
              <br />
       Le bilan provisoire de l'ONU, qui fait état de 14 morts, 56 blessés et environ 150 disparus, devrait gravement s'alourdir. Entre 200 et 250 personnes travaillaient en effet dans le siège détruit, sans que l'on sache encore combien se trouvaient dans le bâtiment au moment du séisme. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est montré très pessimiste, déclarant sur RTL qu'«il semblerait que tout ceux qui étaient dans le bâtiment soient morts».       <br />
              <br />
       Le tribut payé par les Casques bleus s'annonce également lourd. Un bilan provisoire, non confirmé par l'ONU, comptabilise 22 morts - huit Chinois, onze Brésiliens et trois Jordaniens - dans leurs rangs, ainsi que 10 disparus et 21 blessés. Composée d'environ 11.000 personnes, dont 7.000 soldats et 2.000 policiers, la Minustah est présente sur l'île depuis le coup d'Etat de 2004.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>«Une véritable tragédie»</b>       <br />
              <br />
       D'autres installations onusiennes ont également été endommagées. L'Unesco a indiqué mercredi ne pas avoir de nouvelles des 14 membres de son personnel travaillant à Port-au-Prince. Au siège du Programme de développement (Pnud), qui a tenu bon, 10 employés sont néanmoins portés disparus après l'effondrement d'un bureau mitoyen. La base logistique près de l'aéroport et un hôpital dirigé par les troupes argentines ont également été endommagés. Les bâtiments du Programme alimentaire mondial (PAM) ont en revanche été épargnés.       <br />
              <br />
       Toutes les équipes d'intervention de l'ONU sont mobilisées, a indiqué depuis New York le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des forces de maintien de la paix, le Français Alain Le Roy, qui parle d'une «véritable tragédie pour Haïti et pour les Nations unies». «A Port-au-Prince, nous avons maintenant 3.000 soldats. Ils sont là pour sécuriser l'aéroport, le port et les principaux bâtiments, et pour patrouiller», a-t-il expliqué.       <br />
              <br />
       Le secrétaire général de l'ONU, Ban ki-Moon, a annoncé le départ «dès que possible» pour Port-au-Prince d'Edmond Mulet, secrétaire général adjoint au maintien de la paix. Ancien chef de la Minustah, il est chargé de coordonner les opérations de secours de l'ONU sur place.       <br />
              <br />
       Depuis son déploiement en Haïti, la mission a déjà subi de grosses pertes : quelque 57 membres de la Minustah ont perdu la vie depuis 2004, dont 37 soldats et 7 agents de police. En octobre 2009, onze Casques bleus avaient péri dans un accident d'avion.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Ouragans, pauvreté, crise... Haïti accumule les malheurs.</title>
   <updated>2010-01-14T09:31:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ipm-france.fr/Ouragans,-pauvrete,-crise-Haiti-accumule-les-malheurs_a219.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.ipm-france.fr/photo/imagette-1815622-2474735.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-14T09:24:00+01:00</published>
   <author><name>Pascal GAUTHIER</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Victimes d'une instabilité politique chronique, de la misère économique et de catastrophes naturelles, les habitants sont régulièrement frappés par le malheur.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.ipm-france.fr/photo/1815622-2474735.jpg" alt="Ouragans, pauvreté, crise... Haïti accumule les malheurs." title="Ouragans, pauvreté, crise... Haïti accumule les malheurs." />
     </div>
     <div>
      <b>Le tremblement de terre qui a secoué mardi soir </b>Haïti est malheureusement loin d'être la première catastrophe naturelle que connaît le pays. Toute une série de facteurs - politiques, économiques et environnementaux - font en effet de l'île une proie facile pour ce genre d'événements dramatiques.       <br />
              <br />
       «Son extrême vulnérabilité face à ces événements résulte de niveaux de pauvreté élevés, d'une infrastructure inadaptée, d'un environnement dégradé et d'une série de gouvernements inefficaces confrontés à de graves problèmes fiscaux», explique ainsi une étude de la Banque mondiale datant de 2006, <b>mentionnée par le site Internet de Radio Canada.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Une forte instabilité politique</b>       <br />
              <br />
       Au cours des vingt dernières années, l'île, indépendante depuis 1804, a connu une forte instabilité politique, qui a considérablement fragilisé le pays.        <br />
              <br />
       En 1990, Jean Bertrand Aristide est élu à l'occasion de la première élection libre au suffrage universel. Un an plus tard, il est renversé par un coup d'Etat militaire et contraint de s'exiler. Il revient au pouvoir en 2001 mais, sous pression des Etats-Unis, de la France, du Canada et d'une insurrection armée, il démissionne en 2004 et s'exile à nouveau.       <br />
              <br />
       Depuis, quelque 7.500 Casques bleus et policiers internationaux tentent de stabiliser le pays.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Une extrême pauvreté</b>       <br />
              <br />
       En 2006, René Préval - proche d'Aristide - est élu à la tête du pays. Mais depuis son accession au pouvoir, la misère est toujours aussi importante dans le pays. A l'heure actuelle, Haïti est ainsi considéré comme le pays le plys pauvre des Amériques. Le taux de chômage atteint plus de 65% de la population active. 78 % de la population vit sous le seuil de pauvreté de deux dollars par jour et 54 % dans un état de pauvreté extrême (moins d'un dollar par jour).       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ouragans, tempêtes tropicales et inondations</b>       <br />
              <br />
       En 1998, le passage de l'ouragan George tue plus de 200 Haïtiens.       <br />
              <br />
       En 2004, l'ouragan Jeanne - accompagné d'inondations et d'importantes coulées de boue -balaie une partie du pays, principalement dans les Gonaïves, au nord de l'île. Bilan : plus de 3.000 morts et 100 fois plus de sinistrés.        <br />
              <br />
       En 2007, le sud de l'île est victime d'importantes inondations à la suite de pluies torrentielles.       <br />
              <br />
       Lors de la seule année 2008, quatre ouragans ou tempêtes tropicales, Fay, Gustav, Hanna et Ike, ont frappé successivement le pays faisant plus de 800 morts, dont plus de la moitié dans la seule ville des Gonaïves, au nord du pays, et environ un million de sinistrés. Quelque 100.000 maisons avaient été endommagées.        <br />
              <br />
       <b>Les ravages de la tempête Ike </b>       <br />
              <br />
       La déforestation du pays est directement mise en cause. La coupe incontrôlée et systématique des arbres par le gouvernement depuis des décennies favorise en effet considérablement l'écoulement des eaux lors d'une catastrophe naturelle.       <br />
              <br />
       <b>La déforestation expose l'île </b>       <br />
              <br />
       Séismes       <br />
              <br />
       • Bien que l'île soit située dans une zone de fracture, Haïti n'avait, jusqu'ici, pas connu de tremblement de terre aussi puissant depuis le 7 mai 1842, date à laquelle un séisme de magnétude 8,1 sur léchelle de Richter avait détruit Cap-Haïtien, la deuxième ville touristique du pays (nord).       <br />
              <br />
       Par la suite, deux autres tremblements notables avaient secoué le pays, en 1954 (5,7 sur l'échelle de Richet) et en 1994 (5,4).       <br />
              <br />
       Plus récemment, un séisme de magnitude 4,3 avait endommagé le réseau électrique de la capitale, en 2005.       <br />
              <br />
       Et, en 2008, l'île avait connu trois secousses ( de 4,3 sur l'échelle de Richter) en seulement 13 jours.       <br />
              <br />
       • Depuis plusieurs années, déjà, les scientifiques haïtiens et américains signalaient régulièrement la crainte d'un puissant séisme à venir et alertaient les pouvoirs publics pour qu'ils prennent les dispositions nécessaires. Pour autant, pratiquement aucune construction de l'île n'a été édifié en conformité avec les normes anti-sismiques réglementaires. Preuve de la vétusté: en novembre 2008, l'effondrement d'une école a fait 103 morts et 150 blessés dans la banlieue de Port-au-Prince. Et, à chaque catastrophe naturelle, des milliers d'habitations s'écroulent.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Deuxième nuit de cauchemar en Haïti.</title>
   <updated>2010-01-14T09:23:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ipm-france.fr/Deuxieme-nuit-de-cauchemar-en-Haiti_a218.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2010-01-14T09:19:00+01:00</published>
   <author><name>Pascal GAUTHIER</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre les répliques au séisme qui a frappé l'île et les rumeurs de tsunami, des milliers d'habitants errent dans les rues jonchées de cadavres de Port-au-Prince. L'aide internationale commence à arriver.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ipm-france.fr/photo/1815612-2474722.jpg" alt="Deuxième nuit de cauchemar en Haïti." title="Deuxième nuit de cauchemar en Haïti." />
     </div>
     <div>
      Plus de 24 heures après <b>le séisme meurtrier qui a frappé Haïti</b>, difficile d'établir un bilan de la catastrophe. Après les chiffres donnés par le premier ministre haïtien - «bien au-dessus de 100.000 morts» - c'est au tour du président René Préval de fournir une estimation. Il a évoqué mercredi sur CNN un bilan de 30.000 à 50.000 morts, sans préciser d'où venaient ces estimations. «Le Parlement s'est effondré. L'hôtel des impôts s'est effondré. Des écoles se sont effondrées. Des hôpitaux se sont effondrés. Il y a beaucoup d'écoles avec beaucoup de morts dedans», avait-il expliqué plus tôt. «Tous les hôpitaux sont pleins. C'est une catastrophe», a ajouté René Préval, qui a également appelé la communauté internationale à l'aide.       <br />
              <br />
       Alors que la capitale, Port-au-Prince, s'apprêtait mercredi soir à vivre une deuxième nuit de cauchemar au milieu des décombres, des milliers d'Haïtiens paniqués tentaient de rejoindre les hauteurs de Pétionville, une ville située en banlieue de Port-au-Prince. En cause, une rumeur annonçant l'arrivée prochaine d'un tsunami. «Des personnes ont senti de fortes vibrations. Il a fait très froid soudainement. Et des gens annoncent que l'eau monte», a expliqué une femme. Mais aucun élément concret ne permettait de confirmer la montée des eaux aux abords de Port-au-Prince. Plusieurs témoins ont toutefois fait état de répliques au séisme.       <br />
              <br />
       Le centre de la capitale est transformé <b>en immense camp de réfugiés</b>, où des centaines de milliers de personnes, plongés dans le noir, réclament désespérément de l'eau, de la nourriture et des médicaments. Des quartiers entiers sont devenus des cimetières à ciel ouvert. Nombre de réfugiés se sont installés sur le Champ de Mars, une célèbre avenue de Port-au-Prince, près du Palais présidentiel qui s'est affaissé sous le choc du séisme. Ils ont fabriqué des tentes. Des survivants errent dans les rues alors que d'autres tentent de retrouver des rescapés dans les ruines. Les corps retirés des décombres sont alignés dans les rues, à même le sol, recouverts d'un drap.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Course contre la montre</b>       <br />
              <br />
       Dans le même temps, d'énormes moyens militaires ont commencé à être mis en oeuvre. L'aéroport de Port-au-Prince, fermé après le tremblement de terre, puis rouvert, a vite été saturé. Parallèlement, un bâtiment des garde-côtes des Etats-Unis est arrivé, suivi par un second bateau. Un porte-avions nucléaire américain devait être jeudi en vue d'Haïti et Washington envisage d'y envoyer un navire-hôpital.       <br />
              <br />
       Le tout sur fond de mobilisation majeure annoncée par l'ONU en faveur du pays le plus pauvre des Amériques, où le secrétaire général devait se rendre «dès que possible». Ban Ki-moon qui a refusé de confirmer le décès du chef de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti, annoncé par le président Préval. La Fédération internationale de la Croix-Rouge, dont le siège est à Genève, se préparait à venir en aide à «un maximum de trois millions de personnes», soit le nombre des habitants de la zone touchée par le séisme. Elle a lancé un appel de fond préliminaire de 10 millions de dollars. La Banque mondiale s'est engagée au déblocage de 100 millions de dollars supplémentaires pour Haïti, cependant que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque interaméricaine de développement (BID) devraient lui emboîter le pas.       <br />
              <br />
       Nourriture, secours, médicaments et eau sont d'une «importance vitale» dans ce territoire démuni, où plus aucune infrastructure ne fonctionne, a relevé le Programme alimentaire mondial (PAM), agence des Nations unies qui compte plus de 200 personnes sur place et s'apprêtait à dépêcher deux avions transportant de l'aide alimentaire. À la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, l'ancien président américain et envoyé spécial des Nations unies pour Haïti Bill Clinton a lancé mercredi un appel aux contributions financières, «même un ou deux dollars».       <br />
              <br />
       Dans une course contre la montre pour retrouver les éventuels survivants, des sauveteurs français, canadiens, vénézuéliens ou encore chiliens, accompagnés de chiens et de tonnes de matériel, étaient attendus.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ipm-france.fr/Deuxieme-nuit-de-cauchemar-en-Haiti_a218.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Albert Camus, l'homme moderne, mort il y a 50 ans.</title>
   <updated>2010-01-14T09:03:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ipm-france.fr/Albert-Camus,-l-homme-moderne,-mort-il-y-a-50-ans_a217.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.ipm-france.fr/photo/imagette-1796418-2444825.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-04T15:14:00+01:00</published>
   <author><name>Pascal GAUTHIER</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[

Mal compris à son époque, Albert Camus a retrouvé, cinquante ans après sa mort, ses lettres de noblesse. Cité, revendiqué, commenté, rarement critiqué, l’auteur de "L’étranger" est devenu une référence pour penser le monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.ipm-france.fr/photo/1796418-2444825.jpg" alt="Albert Camus, l'homme moderne, mort il y a 50 ans." title="Albert Camus, l'homme moderne, mort il y a 50 ans." />
     </div>
     <div>
      Albert Camus, mort prématurément dans un accident de voiture il y a cinquante ans, n’a jamais été autant d’actualité. Expositions, rééditions, numéros spéciaux, documentaires, reportages, il n’y a pas de doute, l’année 2010 sera une année Camus. "C'est peut-être le signe de son entrée dans l'histoire", espère le philosophe Raphaël Enthoven pour qui Camus est le "philosophe du présent, qui transcende l’époque où nous vivons".        <br />
              <br />
       D’une façon plus pragmatique, c’est l’occasion de le découvrir ou de le redécouvrir. Loin d’être ensevelie, son œuvre est largement citée, revendiquée, commentée et rarement critiquée. La popularité de l’auteur de "L’Etranger" n’a pas cessé de croître depuis sa disparition à l'âge de 46 ans. "Albert Camus est parmi les écrivains français du XXeme siècle celui dont l'audience est la plus universelle. Sa fortune est peut-être plus grande encore à l'étranger qu'en France", écrit Jeanyves Guérin en introduction à son formidable "Dictionnaire Albert Camus" (Ed. Robert Laffont, 2009).       <br />
              <br />
       Peu d’œuvres d’un auteur se sont imposées si vite et dans le monde entier à des cultures différentes. Au-delà d'un effet de mode et d'une récupération, Camus a réussi, à travers sa vie et ses créations, à devenir à la fois classique et universel. "Camus le philosophe est intemporel car il se posait les mêmes questions que nous nous posons aujourd’hui", constate Raphaël Enthoven. Des questions sur la justice, par exemple, à laquelle Camus croit, mais qu’il craint devant le pouvoir des hommes. "Est-ce que la fin justifie les moyens", se demande Jean Daniel, fondateur avec Jean-Paul Sartre de France Observateur, et ami de Camus. "Tout ce que j’ai écrit sur le thème de la violence est hérité du dialogue entre Sartre et Camus. J’ai été irrigué par cette obsession de me faire une idée sur la raison de cette violence", se souvient-il en citant cette phrase de Camus : "Lorsqu’un opprimé prend les armes au nom de la justice, il fait un pas, malgré lui dans l’univers de l’injustice, et cela est tout le problème".       <br />
              <br />
       Une réflexion immuable tant elle est applicable à propos des conflits actuels. Un avis que partage le philosophe, Michel Onfray : "'La peste', grande allégorie et métaphore de l’anti-fascisme reste efficace pour penser la question du Rwanda ou la question de ce qui se passe en Israël et en Palestine". Avec "L’homme révolté", Camus aspire à une juste révolte, mesurée, pacifiée. Utopique sans doute. Une façon aussi de penser la démocratie et la sociale démocratie.        <br />
              <br />
       <b>Révolte douce</b>       <br />
              <br />
       Longtemps considéré comme un homme tiède face à la montée des idéologies et des mythes révolutionnaires, Camus est resté en retrait, craignant les risques d’embrasement totalitaires. "C'est en voulant préserver la révolte que Camus a été amené à refuser la révolution", justifie Raphaël Enthoven, "il a voulu préserver la révolte du nihiliste qui débouche nécessairement sur une révolution sanglante ou un statu quo". La révolte fut la clé de voûte de toute la pensée camusienne.       <br />
              <br />
       Dans ses "Carnets", l’écrivain constate "Je cherche à légitimer ma révolte que, jusqu’ici, rien, dans les faits, n’est venu fonder". Et dans "L’homme révolté" (1951), qui signera la rupture avec Sartre pour avoir osé comparer le régime communiste au régime nazi, il pose les limites de la révolte qui conduit à la violence et au meurtre. En ne trouvant aucune réponse au mal qui gangrène le monde depuis la nuit des temps, Camus renvoie à l’existence et à la condition humaine. "On cherche chez Camus des repères pour penser la vie et le monde", analyse Agnès Spiquel, présidente de la Société des études camusiennes. "À une époque qui est la nôtre, où les certitudes et les idéologies se sont effondrées, la pensée de Camus est d’autant plus pertinente. Il est l'homme qui a refusé de s'enfermer dans une idéologie, dans un parti. C'était un penseur libre", explique Agnès Spiquel qui estime qu’"il était anti-conformiste, non pas par volonté de l'être mais parce qu'il n'était pas du sérail en refusant de penser par concept". Ce qu’approuve Michel Onfray : "Camus n’est pas dans l’idéologie dominante. C’était un homme libre, libertaire, inféodé à rien, ni à personne".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Grippe A (H1N1) : la France peine à écouler ses vaccins.</title>
   <updated>2010-01-14T09:18:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ipm-france.fr/Grippe-A-H1N1-la-France-peine-a-ecouler-ses-vaccins_a216.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2010-01-04T15:00:00+01:00</published>
   <author><name>Pascal GAUTHIER</name></author>
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Seuls quelque 5 millions de Français se sont fait vacciner à ce jour contre la grippe A, alors que l'épidémie régresse. Même si une deuxième vague reste attendue, la France cherche d'ores et déjà à écouler ses surplus de vaccins.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.ipm-france.fr/photo/1796378-2444774.jpg" alt="Grippe A (H1N1) : la France peine à écouler ses vaccins." title="Grippe A (H1N1) : la France peine à écouler ses vaccins." />
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      <b>Pourquoi le gouvernement veut-il désormais vendre ses stocks ?  </b>       <br />
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       Depuis le début novembre dernier, les autorités ont compris que le nombre de doses commandées - 94 millions pour un montant officiel de 675 millions d'euros - serait beaucoup trop important. Cette commande correspondait en effet à deux injections par personne, un schéma de vaccination abandonné par l'OMS définitivement le 20 novembre. La cellule interministérielle a alors pris la décision d'exporter ces excédents pour alléger la facture globale. «À ce moment, personne n'y voyait de difficulté», explique un membre de la cellule. Le surplus de doses risque d'être d'autant plus important qu'en France, la campagne n'a pas «pris», contrairement aux pays anglo-saxons où la population s'est massivement protégée, y compris lorsque le vaccin n'était pas gratuit. Les contrats ont été signés au début de l'été avec les laboratoires, le temps de production étant estimé à six mois. Les livraisons sont prévues jusqu'en février. Les Pays-Bas, qui avaient commandé 34 millions de doses, ont également annoncé leur intention d'en revendre 19 millions.       <br />
              <br />
       <b>Les ambassades vont-elles jouer le rôle de super-VRP ? </b>       <br />
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       Depuis l'apparition du virus H1N1, les ambassades françaises ont pour mission de surveiller la progression de la pandémie dans le monde. Le Quai d'Orsay a acheminé près d'un million de doses de vaccin, destinées aux communautés françaises expatriées. Accessoirement, «de manière ponctuelle, lorsque des gouvernements cherchent à s'en procurer et nous sollicitent», dit-on au ministère des Affaires étrangères, les représentations françaises à l'étranger «font remonter l'information» vers le ministère de la Santé, «qui y répond». 300.000 doses ont été vendues au Qatar, 2 millions de vaccins sont en passe d'être cédés à l'Égypte. L'Ukraine, la Roumanie, la Bulgarie, le Mexique seraient aussi sur les rangs. D'autres pays sont en concurrence pour leur fournir des vaccins, notamment l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse. Mais «ce n'est pas une compétition commerciale», souligne Bernard Valéro, le porte-parole du Quai d'Orsay, les vaccins étant cédés à prix coûtant et «le critère déterminant étant la disponibilité» des doses.       <br />
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       <b>Combien de doses peuvent-elles être encore utilisées en France ? </b>       <br />
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       L'épidémie est en phase décroissante - 400.000 cas dénombrés au cours de la dernière semaine de 2009. Mais les virologues pronostiquent une deuxième vague, vraisemblablement en février-mars. La vaccination est donc toujours recommandée. D'autant qu'elle pourrait, estiment certains spécialistes, se montrer efficace contre l'épidémie saisonnière de l'hiver prochain : le virus H1N1 - qui a cette année cannibalisé la grippe «classique» - pourrait évoluer faiblement d'ici là. «Cela a été le cas lors de la pandémie de grippe de 1968 : le virus a été quasiment le même pendant quatre ans», explique Patrick Berche, chef de service de microbiologie à l'hôpital Necker enfants malades à Paris. Plus de 20 millions de personnes seraient actuellement immunisées contre la grippe A : 5,5 millions de personnes ayant déjà été grippées, plus 5 millions de personnes vaccinées, un chiffre auquel les statisticiens ajoutent, comme dans toutes les pandémies, l'équivalent en personnes «asymptomatiques», c'est-à-dire qui contractent le virus sans être malades. Il resterait donc quelque 40 millions de personnes non protégées en France.       <br />
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       <b>A-t-on dépensé «trop» contre la grippe A ? </b>       <br />
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       Tous les schémas prévisionnels ont été réalisés avant l'été. À ce moment-là, l'opinion était sous le choc des nombreux décès ayant eu lieu au Mexique. «Au moment où le virus mute de l'animal à l'homme, explique Patrick Berche, il est particulièrement virulent.» Les décisions ont été guidées par le principe de précaution maximum. Le taux de mortalité par personne touchée est passé de 10% au Mexique à un peu plus de 1 pour 10 000 actuellement en France. Aujourd'hui, de nombreuses personnalités s'élèvent contre ces choix et pointent les ratés de la campagne. Le député PS Jean-Marie Le Guen a réclamé dimanche «une mission parlementaire» parlant de «fiasco». «Ce gâchis était prévisible», s'est aussi insurgé dimanche le Pr Marc Gentilini, ancien président de la Croix-Rouge française.       <br />
       
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